Aller au contenu

Référencement

SafeSearch : comment un site de love room ou de club libertin reste visible sur Google

Google floute par défaut les images explicites et propose un filtre SafeSearch. Votre site de love room, de club ou de boutique n’est pas concerné… tant qu’il ne ressemble pas à un site explicite. Voici comment y veiller.

Lumière passant par un trou de serrure

« Est-ce que Google va cacher mon site ? » C’est la première question que nous posent les exploitants de love rooms et de clubs. La réponse : pas si votre site est conçu pour. SafeSearch cible les contenus explicites, pas un hébergement romantique, un club ou une boutique sobre. Voici ce que dit Google, ce qui peut pourtant vous faire classer à tort parmi les sites explicites, et comment le vérifier.

Ce que fait SafeSearch : trois réglages

SafeSearch est le système de Google qui filtre les résultats explicites. Selon ses consignes pour les sites au contenu explicite, il est conçu pour filtrer les résultats menant à des représentations de contenu sexuel, de nudité ou de violence, tout en laissant passer les contenus à visée éducative ou artistique.

D’après l’aide de Google, il existe trois réglages :

RéglageCe qu’il faitPour qui
FiltrerBloque tous les résultats explicitesRéglage automatique quand Google estime que la personne a moins de 18 ans
FlouterFloute les images explicites ; les textes et liens explicites peuvent apparaître s’ils correspondent à la rechercheRéglage par défaut dans les autres cas
DésactivéAffiche tous les résultats, y compris explicitesChoix de l’utilisateur

Les parents, les établissements scolaires, les administrateurs d’un réseau ou d’un appareil peuvent verrouiller le réglage. C’est ce qu’il faut retenir : selon la personne et le réseau qu’elle utilise, votre site peut être vu avec l’un ou l’autre des trois modes, et il doit rester lisible dans les trois. Le floutage par défaut, actif dans le monde entier, est détaillé dans notre actualité.

Ce que dit Google aux sites qui publient du contenu explicite

Les recommandations officielles sont simples :

  1. Séparer les contenus explicites des autres, par exemple sur un sous-domaine distinct, pour que l’ensemble du site ne soit pas classé comme explicite ;
  2. Signaler les pages explicites avec la balise <meta name="rating" content="adult"> (Google accepte aussi la variante RTA-5042-1996-1400-1577-RTA) ;
  3. Ne pas bloquer Googlebot derrière une vérification d’âge qu’il ne peut pas franchir : Google demande de vérifier ses requêtes et de lui servir le contenu sans barrière, sous peine de mal classer le site.

Les règles de contenu de la recherche Google ajoutent que la nudité, les actes sexuels détaillés et le contenu sexuellement explicite ne sont pas admis, alors que les termes médicaux ou d’éducation sexuelle le sont (règles de contenu).

Ces consignes concernent les sites qui publient de vrais contenus explicites. Ce n’est pas le cas d’une love room, d’un club, d’un sexologue ou d’une boutique élégante. L’enjeu pour vous est inverse : ne pas donner à Google de raison de vous classer parmi eux.

Ce qui peut faire classer un site à tort comme explicite

La page de dépannage de Google liste les causes d’un classement erroné. Trois nous concernent directement :

  • Une balise « adult » sur des pages qui ne le sont pas. Google indique qu’une balise de classification adulte appliquée à un contenu non explicite entraîne le filtrage. N’utilisez cette balise que sur de véritables pages explicites, s’il y en a.
  • Une barrière d’âge qui bloque Googlebot. Si le robot ne peut pas la franchir, Google précise que ses systèmes peuvent juger que l’ensemble du site paraît explicite. Un simple avertissement d’entrée doit rester franchissable : voyez notre article sur la vérification d’âge.
  • Des contenus d’utilisateurs non modérés. Un livre d’or, des commentaires ou un forum sans modération peuvent faire pencher la balance. Modérez avant publication, ou n’en ouvrez pas.

Les cinq règles que nous appliquons

1. Aucune nudité sur les pages publiques

Une seule photo dénudée peut suffire à faire classer une page dans la catégorie explicite. Préférez les ambiances, les équipements, les silhouettes.

2. Un vocabulaire suggestif, jamais cru

« Ambiance feutrée », « jacuzzi privatif », « cocon intime » : Google comprend, votre visiteur aussi. Les termes crus sont réservés aux contenus explicites, ce qui vous placerait en mauvaise compagnie.

3. Des images bien décrites

Un texte alternatif sobre et factuel (« Suite avec spa privatif et rideau de chaînes dorées ») et un nom de fichier descriptif (« suite-spa-privatif.webp ») aident Google à comprendre qu’il s’agit d’un hébergement. Google recommande des textes alternatifs informatifs, sans bourrage de mots-clés.

4. Une structure d’établissement, pas de site « adulte »

Adresse, horaires, tarifs, équipements, réservation, avis, questions fréquentes : les signaux d’un hébergement ou d’un commerce classique.

5. Si vous avez du contenu réellement explicite, isolez-le

Espace membres, sous-domaine séparé, balise rating adult, accès protégé : suivez les consignes de Google pour que le reste de votre site n’en pâtisse pas.

Clubs libertins et trois cas pratiques

Pour un club, la logique est la même : des pages publiques sobres (présentation, agenda, règles, tarifs, accès, questions fréquentes) qui répondent à des recherches comme « club libertin c’est quoi » ou « quelle tenue », et un espace membres pour ce qui doit rester privé. Lisez aussi notre article sur le RGPD et les données de vos membres.

Trois situations génériques, pour comprendre (ce ne sont pas des cas de clients) :

  • La photo de trop. Une image de lit défait ou de silhouettes dénudées en page d’accueil. Remplacez-la par un plan large de la pièce, lumière tamisée, et déplacez la version audacieuse dans l’espace protégé.
  • L’écran d’entrée bloquant. Un mur « j’ai plus de 18 ans » qui cache tout le contenu aux robots. Gardez un avertissement franchissable, sans collecte de données, et laissez Googlebot lire les pages publiques.
  • Le livre d’or ouvert. Des messages de visiteurs publiés sans relecture. Passez à une modération avant publication, ou retirez la fonction.

Comment savoir si votre site est filtré ?

Google décrit lui-même le test :

  1. cherchez votre site avec l’opérateur site:votredomaine.fr, SafeSearch désactivé (réglage sur google.com/safesearch) ;
  2. réglez SafeSearch sur Filtrer et refaites la même recherche ;
  3. si le site n’apparaît plus, Google le filtre quand SafeSearch est activé ;
  4. cherchez ensuite le nom de votre établissement avec les deux réglages : il doit apparaître dans les deux cas ;
  5. regardez si vos images apparaissent floutées dans Google Images.

Complétez avec l’inspection d’URL de la Search Console (test en direct) : elle montre la page telle que Googlebot la reçoit. Si un écran d’avertissement remplace le contenu, votre barrière d’âge est trop stricte pour le robot. Surveillez aussi les messages et les problèmes de couverture.

Que faire si votre site est filtré à tort

D’après la page de dépannage de Google, la marche à suivre est la suivante :

  1. retirez les balises de classification adulte inutiles ;
  2. remplacez les images et les textes trop suggestifs par des ambiances et des équipements ;
  3. modérez les contenus publiés par les visiteurs ;
  4. laissez Googlebot explorer le site sans franchir de barrière d’âge ;
  5. isolez les contenus réellement explicites sur un domaine ou un sous-domaine séparé ;
  6. patientez : Google indique qu’il peut falloir deux à trois mois pour que ses classificateurs réexaminent le contenu ;
  7. demandez ensuite un réexamen via le formulaire de réexamen SafeSearch, ou posez la question au forum d’aide de Google.

SafeSearch, publicité, fiche Google : des règles différentes

SafeSearch concerne les résultats de recherche. Les régies publicitaires appliquent leurs propres règles, plus restrictives : lisez notre article sur la publicité pour love room sur Google et Meta. La fiche Google Business Profile a aussi sa politique de contenu, qui interdit les images à visée sexuelle, même non explicites. Un site sobre reste donc votre meilleur atout : voir notre page référencement de love room.

Questions fréquentes

Mon site de love room peut-il disparaître de Google à cause de SafeSearch ?

Seulement si Google le classe comme explicite. Un site sobre, sans nudité ni vocabulaire cru, est traité comme un hébergement. Faites le test avec l’opérateur site: et le réglage « Filtrer » pour le vérifier.

Faut-il ajouter la balise « rating adult » à mon site ?

Non, sauf si vous publiez de vrais contenus explicites, que Google recommande alors d’isoler. Posée sur des pages qui ne le sont pas, cette balise provoque au contraire leur filtrage.

Le floutage par défaut concerne-t-il mes photos ?

Il concerne les images que les systèmes de Google jugent explicites. Des photos d’ambiance, d’équipements ou de silhouettes n’ont pas de raison d’être floutées. Vérifiez dans Google Images.

Combien de temps pour être réexaminé après une correction ?

Google indique qu’il peut falloir deux à trois mois pour que ses classificateurs retraitent votre contenu. Demandez un réexamen une fois les corrections faites et le délai écoulé.

Nous concevons chaque site pour qu’il reste visible : parlons de votre projet.

Un projet sensuel, audacieux ou simplement romantique ?

Racontez-nous votre lieu, votre marque ou votre idée. Premier échange confidentiel, sans engagement.

Parlons de votre projetVoir nos réalisations