
Ouvrir une boutique en ligne de love store : paiement, livraison et règles à connaître
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E-commerce et sex-positive
Un site de sexologue ou de thérapeute doit rassurer sans en dire trop, informer sans promettre, et collecter le moins de données possible. Voici ce qu’il faut afficher, comment construire des formulaires prudents, ce que dit le RGPD et comment être trouvé près de chez vous.

Un site de sexologue, de psychologue, de thérapeute de couple ou d’animatrice d’ateliers repose sur trois règles : afficher clairement qui vous êtes (identité, statut, titres, tarifs), demander le strict minimum dans les formulaires et les outils de rendez-vous, et respecter les règles de publicité de votre profession. Le reste (design, référencement local, contenus utiles) vient ensuite.
Tout site professionnel doit présenter des mentions légales facilement accessibles. Selon entreprendre.service-public.gouv.fr, il s’agit notamment de votre identité, de votre adresse, de vos moyens de contact, de vos numéros d’immatriculation, de l’hébergeur du site et, pour une activité soumise à un régime d’autorisation, de l’autorité qui l’a délivrée. Pour une profession réglementée, les mentions propres à votre ordre ou à votre organisation s’y ajoutent (à vérifier auprès d’eux). Pour un cabinet, ajoutez :
À notre connaissance, « sexologue » n’est pas un titre protégé par la loi : une réponse ministérielle de 1998 indiquait qu’il n’existait « aucune réglementation spécifique à la sexologie » (Assemblée nationale). L’Ordre des médecins encadre, lui, les mentions que les médecins peuvent faire figurer, et précise qu’un diplôme universitaire ou interuniversitaire n’ouvre pas automatiquement droit à une qualification ordinale (Conseil national de l’Ordre). À vérifier auprès de l’Ordre pour l’état actuel des règles.
D’autres titres sont protégés : celui de psychologue (article 44 de la loi du 25 juillet 1985) et celui de psychothérapeute, réservé aux personnes inscrites au registre national (article 52 de la loi du 9 août 2004).
Deux conséquences pour votre site :
Le RGPD interdit en principe de traiter les données de santé et les données concernant la vie sexuelle ou l’orientation sexuelle, sauf exceptions dont le consentement explicite (CNIL). Un champ « Décrivez votre situation » invite donc la personne à vous confier exactement ce type de données, dans un formulaire de site.
Ce que nous recommandons :
Le RGPD s’applique à tous les traitements, sur papier comme sur ordinateur. Pour les professionnels de santé libéraux, la CNIL rappelle notamment l’obligation de tenir un registre des traitements, d’informer les patients, de sécuriser les données et de limiter leur durée de conservation. Les données de santé et de vie sexuelle relèvent de l’article 9.
La certification HDS concerne les hébergeurs de données de santé, pas tous les sites. L’article L.1111-8 du Code de la santé publique vise l’hébergement de données de santé à caractère personnel recueillies à l’occasion d’activités de prévention, de diagnostic, de soins ou de suivi social et médico-social. D’après l’Agence du numérique en santé, l’obligation ne joue pas lorsque le professionnel héberge lui-même ses propres données. L’article a été modifié par la loi du 21 mai 2024 : relisez sa version en vigueur.
| Situation | Ce qu’il faut se demander |
|---|---|
| Site vitrine, sans formulaire | Aucune donnée de santé collectée : pas de sujet HDS, mais mentions, traceurs et confidentialité restent à soigner |
| Formulaire de contact court | Données d’identification seulement : demandez le strict minimum |
| Prise de rendez-vous en ligne | Un agenda peut révéler qu’une personne consulte un sexologue : demandez à l’éditeur où sont hébergées les données et s’il est certifié HDS |
| Dossier patient, notes, messagerie avec symptômes | Données de santé : hébergement adapté (HDS), ou solution que vous maîtrisez vous-même |
Si vous n’êtes pas professionnel de santé (coach, animatrice d’ateliers), la qualification des données et l’application de l’HDS se discutent : les données concernant la vie sexuelle relèvent en tout cas de l’article 9. À vérifier auprès de l’ANS ou d’un juriste. N’oubliez pas le secret professionnel : il vaut pour les médecins comme pour les psychologues (article 7 du code de déontologie des psychologues).
Les recherches « sexologue + ville » et « thérapeute de couple + ville » sont précises. Trois leviers :
| Profession | Ce que disent les textes | Précaution pour le site |
|---|---|---|
| Médecin | Communication libre mais loyale et honnête, sans témoignages de tiers ni comparaisons (article R4127-19-1) | Pas d’avis de patients, pas de promesse, titres autorisés seulement |
| Psychologue | Information au public « avec mesure et en référence à son titre » (article 32 du code de déontologie) ; secret professionnel | Pas de témoignages nominatifs, ton sobre |
| Psychothérapeute | Titre réservé aux inscrits au registre (article 52 de la loi de 2004) | Affichez l’inscription, pas d’autre titre |
| Sexologue non médecin, coach, animatrice | Pas de code imposé par la loi ; droit de la consommation | Pas d’allégation fausse (pratique commerciale trompeuse), avis en ligne encadrés (article L111-7-2) |
Pour les sages-femmes et les autres professions de santé, référez-vous à votre ordre. Dans tous les cas, ne promettez jamais de résultat.
C’est possible si vous avez vérifié où les données sont hébergées, ce qui est collecté et si l’éditeur répond sur son statut HDS. Un agenda dont les créneaux sont associés à des noms peut révéler qu’une personne vous consulte. Demandez les garanties par écrit.
Dès que votre site dépose des traceurs qui ne sont pas strictement nécessaires (publicité, certains services intégrés, mesure d’audience non exemptée), le consentement préalable est requis : voir les règles de la CNIL. Un site sans traceur inutile n’en a pas besoin. Nous le vérifions à la mise en ligne.
Oui, avec un vocabulaire pédagogique et sans image explicite. Google filtre les contenus explicites, pas les contenus d’information et de santé ; voyez l’article SafeSearch cité plus haut.
Cela dépend de votre profession et de la manière dont ils sont présentés. Pour un médecin, la communication ne fait pas appel à des témoignages de tiers ; pour les autres, prudence et vérification auprès de votre ordre. Dans tous les cas, ne sollicitez pas d’avis qui détaillent une situation intime.
Vous préparez un site de cabinet ou d’ateliers ? Découvrez notre offre de création de site pour sexologue, lisez notre article sur le RGPD et les données de vos membres, ou parlons de votre projet.
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